Le suspense dans l’oeuvre narrative de Stendhal

STENDHAL AUJOURD’HUI
Société internationale d’études stendhaliennes
HB Revue internationale d’études stendhaliennes

Colloque international, 7-8 février 2014
Université Paris-Sorbonne-Paris IV

LE SUSPENSE DANS L’ŒUVRE NARRATIVE DE STENDHAL

Si le roman moderne, au risque de devenir narcissique, tend à éliminer l’action, le roman stendhalien, avant que le discours du réel ne l’emporte comme chez Balzac, Zola ou les Goncourt, la privilégie. Pour Stendhal, au commencement est l’action. C’est à partir de l’indispensable action que la psychologie se développe. L’action ou l’aventure, rythmée par des événements imprévus, des dissonances qui sont autant de possibles narratifs dans la destinée des personnages, contribue au plaisir du roman. Dans les romans de Stendhal, à l’exemple de La Princesse de Clèves, l’analyse et l’action sont confondues, qu’il s’agisse de moments où l’action est immédiate, aussi bien que de ceux où elle est suspendue ou s’atténue. Il y a donc des temps de l’action, et toujours une valorisation de l’action qui mobilise toutes les forces de l’individu.
On pensera bien sûr, mais pas exclusivement, aux instants de suspense dans Le Rouge et le Noir, à l’aspect passionnel de l’incertitude, au doute dans l’amour, à tous les procédés de dramatisation, à la pratique de l’ellipse ou à l’esthétique de l’oxymore.
La réflexion ne se limitera pas aux textes fictionnels (romans, nouvelles, achevés ou non) ; on pourra interroger l’autobiographie et les récits de voyages avec leurs anecdotes et leurs nouvelles enchâssées.

Propositions de communication à adresser, avant le 9 novembre 2013, à :

mj.crouzet@wanadoo.fr
michel.arrous@gmail.com
philippot.didier@wanadoo.fr

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