Recherches & Travaux n°74 : Le ton Stendhal

 

Recherches & Travaux, n°74 : Le ton Stendhal

Grenoble : Éditions littéraires et linguistiques de l’université de Grenoble, juillet 2009, 198 p.

ISBN : 978-2-84310-146-5

Prix : 13 €

La notion de « ton » est généralement délaissée, dans les études littéraires, abandonnée au registre impressionniste ou métaphorique, et s’en trouve par conséquent mal famée. Paul Valéry en fit pourtant la clef de la poétique stendhalienne. Quelle réalité ce terme improprement théorique, héritier de la « manière » et du « je-ne-sais-quoi », et plus rétif à la description que la question du style, recouvre-t-il, et particulièrement dans le cas de Stendhal ? C’est ce que les différents articles tentent ici d’explorer en envisageant la question dans plusieurs de ses dimensions : le recueil comporte ainsi des réflexions générales sur le concept de ton (son statut trans-esthétique, ses différentes ententes, sa relation au style…), il compte aussi des examens plus rapprochés de textes stendhaliens (sur le ton des incipit, dans le discours intérieur…) ainsi que études sur les fonctions et usages de la notion : les rapport ton/théâtre, le stratégie rhétorique, les registres (le fantastique, le « mauvais ton »…).
Sommaire :

Philippe Jousset, « Le ton Stendhal : postures, allures, textures ».

DU TON EN GÉNÉRAL ET DU RYTHME EN PARTICULIER
François Vanoosthuyse, « Le ton du texte : une aporie poétique ? » ;
Éric Bordas, « En majeur ou en mineur ? Tonalités et modalités des incipit romanesques stendhaliens » ;
Philippe Jousset, « L’économie du ton. Réflexions à partir des premières pages de Lucien Leuwen » ;
Karin Gundersen, « Les tilleuls du ministère de la Guerre ».

UN THÉÂTRE INTIME
Agathe Novak-Lechevalier, « Le ton du roman stendhalien : un anti-théâtre ? » ;
Marie Parmentier, « « Le ton le plus individuel qu’il soit en littérature ». De la singularité sublime à l’efficacité rhétorique » ;
Laure Lassagne, « Ton du discours intérieur dans les romans de Stendhal ».

LE MAUVAIS TON
Daniel Sangsue, « Stendhal fantastiqueur » ;
Georges Kliebenstein, « Stendhal et le scandale tonal : le déton(n)ant et le bêlant » ;
Pierre Laforgue, « Le mauvais ton de Stendhal. Les comptes rendus du Rouge et le Noir en 1830-1831 » ;
Georges Mathieu, « Stendhal pornographe ! ».

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