Bibliothèque stendhalienne et romantique

« Bibliothèque stendhalienne et romantique »

Le Moi, l’Histoire 1789-1848
Textes réunis par Damien Zanone avec la collaboration de Chantal Massol.
2005, 193
pages, 22 €, ISBN 2 84310 063 1
Culte du moi, culte de
l’histoire… Ce qui passe habituellement pour la double postulation du
romantisme français est interrogé ici à partir d’une question précise:
comment s’écrire dans l’Histoire? Comment raconter sa vie, quand elle
s’inscrit sur le fond de l’époque la plus agitée qui soit (1789-1848):
faut-il mener de front le récit de soi et le récit du monde?
Le Moi, l’Histoire
s’intéresse aux solutions que trouvent,
dans cette conjoncture difficile et donc propice à l’invention, quelques
grands protagonistes littéraires, lyriques ou historiens (Chateaubriand,
Staël, Stendhal, Sand, Desbordes-Valmore, Nerval, Tocqueville, Michelet:
chacun d’eux abordés par leurs meilleurs spécialistes invités à les
envisager à partir de cette question). La leçon est que la rencontre entre
l’écriture de soi et l’écriture de l’histoire n’est pas fortuite: l’une et
l’autre ont beaucoup en partage et les études réunies ici disent pourquoi.
C’est un peu une archéologie du romantisme qui se découvre alors.


La Crise de la littérature.
Romantisme et modernité
Alain Vaillant
2005, 395 pages, 25 €, ISBN 2 84310 072 0
La crise
de la littérature: la rumeur, avec son cortège d’anathèmes et
d’inquiétudes, est si banale aujourd’hui qu’elle en paraît avoir existé de
tout temps. En fait, on peut très précisément en dater l’apparition: des
années 1830, et des bouleversements culturels qui, liés aux séquelles
sociales de la Révolution, transforment radicalement la communication
littéraire. Cette mutation qu’on appellera indifféremment romantisme ou
modernité touche non seulement le fonctionnement social ou
institutionnel, mais surtout la nature même de la littérature, considérée
désormais comme un fait textuel et non plus discursif: de cette rupture
jusqu’alors inimaginable avec la tradition héritée de l’Antiquité,
découlent toutes les grandes innovations esthétiques du XIXe siècle.
L’histoire de la crise sera donc ici d’abord esquissée grâce aux indices
fournis par l’évolution du droit d’auteur, de la sociabilité littéraire et
de l’édition, ainsi que par les méthodes quantitatives de la
bibliométrie.Mais elle est inséparable on le montrera dans une deuxième
partie de l’analyse littéraire des poétiques de crise qui, par la force
des choses, ont permis de révolutionner l’art d’écrire, prose et poésies
confondues, par le rapport nouveau de la littérature aux savoirs, à
l’opacité textuelle, au monde sensible, à l’idéal conversationnel, au
rire.Enfin, les œuvres singulières des auteurs doivent elles aussi se
comprendre à la lumière de cette crise inaugurale; on le vérifiera à
propos de quelques figures majeures de la littérature moderne: Mme de
Staël, Lamartine, Balzac, Musset, Hugo, Baudelaire, Allais, Mallarmé.


Michèle Sautès
Chargée de la diffusion
Ellug
Université Stendhal
BP 25
38040 Grenoble cedex 9
Tél. +33 4
76 82 77 74
Fax. + 33 4 76 82 41 12
site web :
www.u-grenoble3.fr/ellug /<
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