Jean Prévost Journal de travail 1929-1943

Journal de travail 1929-1943, de Jean Prévost

Editions La Thébaïde

http://www.lathebaide.fr/produit/journal-de-travail-1929-1943-de-jean-prevost/

Préfacé par Jérôme Garcin

Première édition de ce Journal exhumé à l’occasion du 75e anniversaire de la mort de Jean Prévost.

Réédition de Faire le point.

Documents inédits : testaments de 1938 et 1994, lettre et article.

Appareil critique de plus 1 250 notes.

Index de plus de 700 noms.

Texte réuni, établi, présenté et annoté par Emmanuel Bluteau.

Préface de Jérôme Garcin.

Date de parution 12/09/19
414 pages
ISBN 979-10-94295-19-9
25,00 €

Prévost écrivain, athlète de l’esprit, a commencé à tenir ce Journal pour s’obliger à travailler.
«La méthode est bonne car elle évite la perte des feuilles volantes. Ceci reste [un] cahier chronologique. Il constate le travail. Enregistre les lectures, les remarques de méthode.»
Démarche toute stendhalienne : Ecrire tous les jours, génie, ou non.
Il plonge le lecteur dans la genèse de sa création littéraire et dans l’atmosphère de l’entre-deux-guerres grâce à sa position privilégiée au carrefour des revues, de la grande presse et de l’édition. On y voit naître et croître La Chasse du matin, Rachel, La Création chez Stendhal, Les Caractères… au gré des idées, de l’inspiration, de l’imagination.
Homme de bilan, il réfléchit constamment sur sa méthode de travail et souhaite se conquérir . «Rien ne forme mieux la sagesse qu’une plume et un cahier. Mais parce qu’on le relira, autant et plus que parce qu’on écrit. N’écris pas tes bonnes intentions, tu enragerais en relisant. Ni tes confidences ou tes rêveries de l’instant : tu te mépriserais. Ecris tes actions notables de la journée ou de la semaine, les pensées ou les paysages dont tu as été le plus heureux. Fécondité des marges à côté des pensées. Idées et actions revues forment la sagesse. Récits, plaisirs et paysages t’allongent la vie; la perspective des lointains reste nette.»
Miroir promené le long du chemin au fil des jours et des années, ce journal intellectuel – et d’un intellectuel – dévoile un Jean Prévost inédit qui n’a jamais perdu de vue l’essentiel : «Il faut que l’écrivain ou l’artiste travaille incessamment. Mais pour produire la plus belle œuvre possible ce ne sont pas ses phrases qu’il doit sans cesse retravailler ou s’efforcer d’améliorer, c’est lui-même. Ainsi l’insuccès, l’indifférence, l’oubli, ne lui enlèveront pas la meilleure partie de son travail.»
Ce livre est le carnet de bord de ce lui-même, dont le sujet est Jean Prévost.

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