Monthly Archive for novembre, 2017

Stendhal Le Corrège

Stendhal

Le Corrège

Pour Stendhal, le Corrège n’a pas été un peintre, mais la peinture même. Il résume, concentre et diffracte tout le bonheur que l’art peut donner. Le nom de Corrège fonctionne comme un mot‐valise, un signal, un talisman ; il remplace descriptions et analyses, et installe par sa seule présence un monde émotif semblable à nul autre où Stendhal reconnaît aussitôt l’évidence d’une patrie. Le Corrège est nommé, et tout est dit.

Editeur CASIMIRO

http://www.bldd.fr/Store/ProductDetail.asp?Editeur=CAS&titre=corr%E8ge&action=search&ShowNew=False&CodeEAN13=9788416868872

Parution 08/11/2017

ISBN 9788416868872

EAN 9788416868872

Prix TTC 8,00 €

Stendhal Désir et Des espoirs Exposition BM Grenoble

Exposition

Stendhal Désir et Des espoirs

Bibliothèque d’étude et du patrimoine
12 Bd Maréchal Lyautey

Grenoble

Du 1er décembre au 30 mars 2018

http://www.bm-grenoble.fr/1886-exposition-stendhal-desir-et-des-espoirs.htm

Stendhal et l’esprit Colloque organisé par Stendhal Aujourd’hui

STENDHAL ET L’ESPRIT

Colloque organisé par Stendhal Aujourd’hui
Avec la collaboration de HB Revue internationale d’études stendhaliennes

23 et 24 mars 2018, Université Paris-Sorbonne-Paris IV

Appel à contribution

Sans doute est-ce une banalité que de voir dans Stendhal un écrivain spirituel… Mais s’impose d’abord l’ascendant du Stendhal légendaire, homme et auteur, qui a fasciné, parfois au détriment de son œuvre, ses familiers, ses contemporains et tout le XIXᵉ siècle. Cet esprit paradoxal ne manqua pas d’admirateurs : « homme spirituel » (Petetin), « homme d’esprit » (Bussière), « homme de beaucoup d’esprit » (Frémy), « spirituel auteur […] narguant d’ailleurs le solennel et le sentimental, brillant, aventureux, taquin, assez solide à la riposte, excellent à l’escarmouche » (Sainte-Beuve), tandis que dans « cet étrange esprit » Barbey verra un « excentrique prémédité » doublé d’un mystificateur « retors ».
Pour le personnage « Stendhal », l’esprit c’est le plaisir d’improviser, de se livrer à une activité naturelle et gratuite en usant d’une rhétorique du caprice, spontanée, libre et désinvolte, mais non sans motif, afin d’échapper à l’empire des convenances (le « principe triste », la « tyrannie de l’opinion », la bêtise et l’ennui). Pour le Moi, c’est la possibilité d’être soi, c’est-à-dire de penser par soi-même, de se distinguer face à l’uniformisation en cours dans la monarchie constitutionnelle, ce régime où l’on s’ennuie. C’est aussi s’inscrire dans la tradition française  ̶  l’esprit serait sans trait en Italie, impossible en Angleterre par la faute du cant, ou dans l’Amérique sous l’emprise de la grossièreté et de la pudibonderie –, dans laquelle l’esprit railleur et gai est un fait de mœurs, un style ; une tradition hostile au pédantisme voire à la raison, qui veut qu’on ne se prenne pas au sérieux pour l’être, au risque de passer pour cynique ou méchant, ou d’en être la première victime (« Esprit perd préfecture »). Mais cette grâce propre à la société de plaisir d’avant la Révolution où dominaient le bon ton et le savoir-vivre aristocratiques, l’époque bourgeoise n’a pas su la retrouver faute de comprendre la galanterie et la courtoisie, le sens de la conversation, l’art de conférer et de plaire. L’exemple des coteries parisiennes et de la suffisance provinciale confirme la perte des plaisirs de l’esprit. Alors, que devient l’esprit dans la marche de la « civilisation » ?
À la fois homme d’esprit et homme de l’esprit, l’ « auteur Stendhal » en pratique toutes les vertus, d’abord pour se garder de la « haine impuissante », mais surtout pour dire la vérité en se jouant, sans amoindrir le rapport de la littérature au réel. Chez Stendhal qui veut une littérature de l’esprit, le roman est une œuvre de l’esprit où sans cesse interviennent l’esprit des personnages, l’esprit de l’auteur et celui du lecteur. (À propos de Julien, Taine note : « Quant à l’esprit, Beyle lui a donné le sien, c’est tout dire. » Du marquis de La Mole, on connaît l’esprit impénitent et transgressif ; du banquier Leuwen, on a dit qu’il était l’esprit incarné, et de Lucien qu’il savait aussi jouer l’homme d’esprit ; dans la Chartreuse, où règne l’esprit « toujours un peu cousin du jacobinisme », le Prince a de « l’esprit littéraire »). Dans la fiction romanesque, le récit de voyage et les journaux intimes, où fourmillent bons mots et anecdotes exemplaires, on explorera les stratégies de l’esprit excitateur et subversif en lutte contre le faux et le convenu, ses rapports avec l’art de ridiculiser et l’ironie, avec le naturel et l’émotion, mais aussi dans le personnel comique la crainte de l’esprit, l’esprit appris, l’esprit mondain, et la « fureur de faire de l’esprit à tout propos » stigmatisée dans Lucien Leuwen. On examinera la mise en œuvre de l’esprit et tous les aspects de ce jeu supérieur rebelle à tous les pouvoirs.
Propositions de communication à adresser par courriel, avant le 7 janvier 2018, à :

Michel Crouzet : mj.crouzet@wanadoo.fr

Michel Arrous : michel.arrous@gmail.com

Didier Philippot   : philippot.didier@wanadoo.fr

L’Année stendhalienne 16

 

L’ANNÉE STENDHALIENNE 16
Honoré CHAMPION

L'ANNÉE STENDHALIENNE 16

https://www.honorechampion.com/fr/10686-book-08534645-9782745346452.html

Collection ANNEE STENDHALIENNE
Format 15 X 22 CM
No dans la collection 0016
Nombre de volume 1
Nombre de pages 456
Type de reliure BROCHÉ
ISBN 9782745346452
Date de publication 01/11/2017
Lieu d’édition PARIS

60 euros

« STENDHAL ET LA CRITIQUE »
Brigitte DIAZ: Avant-Propos
Philippe BERTHIER : Critique et éthique ou le rêve d’ Aristarque
Yves ANSEL : Défense et illustration de « la critique des créateurs » : le cas Stendhal
Brigitte DIAZ : Stendhal critique, un « excitateur d’idées »
François VANOOSTHUYSE : Le mot d’esprit dans Paris-Londres
Xavier BOURDENET : Critique et création : Stendhal, Walter Scott et La Princesse de Clèves
Catherine MARIETTE : Stendhal, critique des romancières de son temps
Philipp LAMMERS : Lettres de Paris par le P.N.D.G. Lettres sur l’histoire de France ? La critique de l’histoire chez Stendhal et les historiens libéraux
Karin GUNDERSEN : La formation du goût littéraire
Marie-Pierre CHABANNE : Le Salon de 1824, ou l’ombre du beau moderne
Béatrice DIDIER: Stendhal chroniqueur musical
VARIA
Yvette FORMERY: Stendhal et Maine de Biran
Jean-Charles AUGENDRE : Stendhal et « M. Kousin »
Renée DÉNIER: Stendhal: Journal d’un voyage à Londres en 1817
Jean-Jacques LABIA : L’Allemagne-Autriche de Stendhal au fil du temps, d’une topique à l’autre
lCaude BOURRINET : Stendhal, anti-moderne, ou contre-moderne ?
Jérémie DUBOIS: Les Commémorations de Stendhal dans les relations franco-italiennes de 1947 à 1992 : diplomatie culturelle, sociabilité universitaire et construction d’un patrimoine transnational
NOTES ET DOCUMENTS
François BRONNER : Une nouvelle lettre inédite de Stendhal à Salvagnoli
Jean-Louis OUVRARD: L’exemplaire « Toumeux » de l’Histoire de la peinture en Italie de Stendhal
Michel LEGAT : Menti et les « Larges d’épaules »
Jean-Luc BUSSET : Un singulier plaisir : assister à son enterrement
– : L’humour dévastateur de M. Leuwen père
– : Un mot passé en proverbe chez Stendhal et Balzac
Jacques DUPONT: A Cupidon, par Thom Gunn
CHRONIQUE
Philippe BERTHIER, Hélène de JACQUELOT, Marie PARMENTIER
CARNET CRITIQUE
Philippe BERTHIER, Marie PARMENTIER, Elisabeth RALLO DITCHE