Monthly Archive for décembre, 2013

Stendhal et le ridicule Pierrette Pavet

Stendhal et le ridicule

Pierrette Pavet

Paris : Eurédit, 2013

http://www.euredit-editions.com

Eurédit Diffusion-Distribution BP 3532150 – Cazaubon

470 p.  72 EUR

Tout commence avec Don Quichotte et Le Misanthrope. Le premier conduit Stendhal à privilégier le sourire, plein de sympathie pour la personne raillée. Le Misanthrope l’invite à une critique du rire où l’attention aux autres éclipse le propre plaisir des rieurs. Précisément le roman, mieux que la comédie, laisse s’épanouir le lyrisme du moi. À l’exemple de Cervantès, Stendhal perçoit aussi dans le ridicule un problème du roman, surtout quand il est roman d’amour : ironie épique, héroï-comique et ironie romanesque se superposeront dans son œuvre. Cette approche le met à la croisée de différentes traditions, parfois en porte-à-faux avec le romantisme. L’égotisme, la chasse au bonheur, l’énergie, l’amour font tous une large place au ridicule comme à un enjeu du plaisir et du bonheur beylistes, autant dire de son esthétique.
Le héros stendhalien oppose ses ridicules singuliers aux ridicules communs. Ses chutes de cheval et autres accidents humiliants relèvent de la grâce. On peut reconnaître une nuance entre le ridicule au masculin et le ridicule au féminin, celui des héroïnes naturelles.
Le naturel est justement une obsession de Stendhal dans son style même. Cela peut l’amener à laisser la place à l’accident et à l’incorrection, par exemple avec le motif récurrent de la faute d’orthographe. La grâce dans le comique, c’est aussi la rencontre harmonieuse du sérieux et du non-sérieux (celle de l’opéra bouffe), ou encore la réversibilité vertigineuse et imprévisible des définitions du ridicule. Ironiste, Beyle dépasse l’ironie dans une poétique du ridicule où retentit le rire de l’âme.

Le Magazine Littéraire consacre son numéro de décembre à Stendhal

http://www.magazine-litteraire.com/mensuel/538

538

Relire Le Rouge et le Noir Sous la direction de: Bourdenet (Xavier), Glaudes (Pierre), Vanoosthuyse (François)

Relire Le Rouge et le Noir
Sous la direction de:
Bourdenet (Xavier), Glaudes (Pierre), Vanoosthuyse (François)

Collection Rencontres N° 67
Études dix-neuviémistes N°  19

Réunissant une vingtaine de spécialistes de Stendhal et du roman du XIXe siècle, ce volume est un aperçu des enjeux de la critique «rougiste» aujourd’hui.

Table des matières

ISBN 978-2-8124-2083-2
EAN 9782812420832
Paris
27/11/2013
15 x 22 x 2,1 cm
385 pages
Prix unitaire: 32.00 € TTC

Classiques Garnier

http://www.classiques-garnier.com/editions/index.php?option=com_virtuemart&page=shop.product_details&flypage=flypage_garnier.tpl&product_id=1392

« Le Rouge et le Noir » de Stendhal – Lectures critiques Sous la direction de Martine Reid

« Le Rouge et le Noir » de Stendhal – Lectures critiques
Sous la direction de Martine Reid

Classiques Garnier, collection « Rencontres », 2013.
246 pages, 29.00 €
EAN13 : 9782812420863.

Convoquant des spécialistes de littérature français et étrangers ainsi que des chercheurs venus d’autres disciplines (histoire, histoire de l’art et du livre, cinéma), cet ouvrage interroge de façon originale l’un des romans les plus lus et les plus commentés de la littérature française.

Consulter la Table des matières

http://www.classiques-garnier.com/editions/index.php?page=shop.product_details&flypage=flypage_garnier.tpl&product_id=1391&category_id=10&keyword=Le+Rouge+et+le+Noir+de+Stendhal&option=com_virtuemart&Itemid=1

Adresse : 6, rue de la Sorbonne 75005 PARIS

Maurice Merleau-Ponty « Recherches sur l’usage littéraire du langage »

Maurice Merleau-Ponty

RECHERCHES SUR L’USAGE LITTÉRAIRE DU LANGAGE
Cours au Collège de France
Notes, 1953

Merleau-Ponty

Éditeur(s) scientifique(s):  Benedetta Zaccarello / Emmanuel de Saint Aubert
Collection: CHAMPCONTRECHAMP
ISBN: 978-2-94-0406-83-8
Date de publication: 7.11.2013
Nombre de pages: 256
36 CHF  •  28 €

www.metispresses.ch

Le second cours de Maurice Merleau-Ponty  donné au Collège de France en 1953.

Prononcé parallèlement aux leçons sur « Le monde sensible et le monde de l’expression » lors de la première année d’enseignement de Merleau-Ponty au Collège de France (1953), le cours intitulé « Recherches sur l’usage littéraire du langage » développe un questionnement sur la littérature, mais aussi, à travers elle, sur la relation entre expérience et parole, entre existence et discours. Au prisme de deux figures d’écrivain considérées comme emblématiques, Valéry et Stendhal, l’auteur analyse l’évolution du rôle et des potentiels de la parole littéraire. Au tournant de l’époque « moderne » (selon une définition que Merleau-Ponty avait auparavant appliquée à la peinture), il revient à la littérature de révéler la plasticité de tout langage, ainsi que la « fonction conquérante » d’une parole soustraite aux usages habituels et rendue, par l’épreuve de l’écriture, à sa capacité à dire ce qui n’avait pas été jusque là exprimé. Par là, la littérature devient non seulement un exemple de travail sur et par le langage — devançant en ce sens les acquis de la philosophie —, mais aussi un lieu d’interrogation des dynamiques propres à l’histoire et à la culture.

Texte établi par Benedetta Zaccarello et Emmanuel de Saint-Aubert

Annotations et avant-propos de Benedetta Zaccarello

Sommaire:

Avant-propos, par Benedetta Zaccarello  9


Note des éditeurs  53

Table des matières de la préparation du cours 55


Brouillon du résumé de cours  61

Notes préparatoires du cours  69

Annexe  : « Sartre – Parain   », notes de lecture  227

Liste des notes de lecture  239


Bibliographie  241

Index  247