Monthly Archive for juin, 2009

ARMANCE, OU LA LIBERTE DE STENDHAL

 Armance ou la liberté de Stendhal

Jean-Jacques HAMM

Ce livre propose une lecture des multiples facettes d’un roman qui longtemps a été déconsidéré par la critique, qui longtemps a été lu à partir, ou contre la lettre de Stendhal à Mérimée, censée fournir la clé de l’histoire et du héros. Armance, œuvre où le secret du héros devient le secret du roman, s’organise autour d’un vide central. Stendhal écrit par strates, plus ou moins développées, plus ou moins permanentes. À la question de l’identité du héros, d’un livre, d’un auteur, question du « Que diable es-tu ? », toute réponse univoque est contrecarrée par la difficulté ou l’impossibilité d’une clôture du sens. Ce travail se situe dans la lignée d’une poétique des textes, concernée à la fois par la question de l’organisation interne d’une œuvre et par la relation de celle-ci à un contexte d’histoire et de réception. Tout en faisant le point sur les lectures du roman, il propose de montrer dans son interprétation la richesse, l’innovation et la liberté que Stendhal apporte à une œuvre-synthèse d’une forme nouvelle. Notre auteur, tenté par une écriture paradigmatique, analogique, déstabilise son propos afin d’entraîner le lecteur dans ce qu’il appelle, en un autre lieu, une conversation infinie.

CHAMPION PARIS 27/05/2009 Collection Romantisme et Modernité 280 pages Relié 55 euros

ISBN 9782745318077 EAN 9782745318077

Colloque Stendhal/Théâtre

Colloque Stendhal / théâtre

Jeudi 11 juin 2009   Paris (75005)

Avec le soutien du centre de recherche sur les poétiques du XIXème siècle de l’Université Sorbonne Nouvelle-Paris III et en collaboration avec le Centre d’Etudes Stendhaliennes et Romantiques, Université Stendhal-Grenoble III.

Maison de la Recherche, 4, rue des Irlandais, Paris 5ème

 

« On ne voit pas nettement pourquoi Stendhal ne s’est pas donné au théâtre, auquel tout le destinait » (Valéry) : cette interrogation perplexe illustre à la fois l’évidence du lien qui unit Stendhal au théâtre (et que Beyle met lui-même en scène en se disant pris d’une vocation dramatique dès l’âge de dix ans) et la force avec laquelle Stendhal romancier a éclipsé Stendhal dramaturge. Si Stendhal ne s’est finalement pas donné exclusivement au théâtre, il s’y est toujours adonné : lecteur de théâtre fervent, spectateur assidu – épris des actrices autant que des textes, Stendhal a été aussi un critique dramatique tour à tour réfléchi et enflammé, un poéticien acharné, un dramaturge assez prolifique quoique perpétuellement insatisfait : ses ébauches remplissent plus de 700 feuillets du fonds Stendhal de la Bibliothèque de Grenoble, auxquels viennent s’ajouter les nombreuses pages de journaux ou de correspondance qu’il consacre au théâtre.

Colloque portant sur le théâtre de Stendhal organisé par

  • Agathe Novak-Lechevalier
  • Philippe Berthier
  • Lucy Garnier
  • Myriam Sfar
  • PROGRAMME

    Jeudi 11 juin
    13 h 30 : Accueil des participants et ouverture du colloque par Philippe Berthier (Université Paris 3)

    14 h : Francesco Spandri (Université de Rome) : « Le théâtre fantôme »
    Sources et influences
    Présidente : Marie-Rose Corredor (Université Grenoble 3)
    14 h 30 : Muriel Bassou (Université Grenoble 3) : « Critiques théâtrales à quatre mains : le duo Beyle-Crozet à pied d’« œuvres » en 1811 »

    15 h : Maurizio Melai (Université de Pise) : « Stendhal et la tragédie de la Restauration »

    15 h 30 : Hélène Spengler (Université Grenoble 3) : « Stendhal promoteur et critique de la “tragédie historique” »

    16 h 30 : Laure Lévêque (Université de Franche-Comté) :  « Lucien de Samosate et Stendhal : dialogues des morts pour un auteur en quête d’art dramatique »

    17 h : Cécile Meynard (Université de Grenoble 3) : « Les Caractères, sources d’inspiration pour le théâtre de Stendhal »
    Vendredi 12 juin
    “Romanticisme” et poétique dramatique stendhalienne
    Président : François Vanoosthuyse (Université Paris 3)
    9 h : Michel Brix (Université de Namur) : « Stendhal et la “révolution” dramatique de 1830 »
    9 h 30 : Éric Avocat (Université de Kyoto) :  « Henri III, fragment d’un drame romanticiste : purgation du pathos et mise à nu des passions »

    10 h : Georges Kliebenstein (Université de Nantes) : « La Gloire et la Bosse : Auguste Gélimer ad majorem gloriam »

    11 h : Serge Linkès (Université de La Rochelle)  : « L’invention dramatique chez Stendhal : entre théorie et pratique »

    11 h 30 : Gisela Moinet (Association Stendhal Grenoble) : « Le cahier de Letellier ou la comédie de l’impossible »
    Le théâtre hors du théâtre
    Président : Jean-Jacques Hamm (Université de Queen)
    14 h 30 : Catherine Mariette (Université de Grenoble 3) : « “Conserver le dramatique de la vie” : théâtralité du quotidien dans le Journal (1802-1805) »

    15 h : François Kerlouegan : « L’analogie théâtrale dans le discours sur l’art : l’exemple du Salon de 1824 »

    16 h : Yves Ansel (Université de Nantes) :  « Pourquoi Stendhal est un si bon lecteur, ou les leçons de Molière »
    Samedi 13 juin
    Le théâtre et le roman
    Président  : Christopher Thompson (Université de Warwick)
    9 h : Maria Scott (Université de Galway) : « L’authenticité des héroïnes comédiennes de Stendhal »

    9 h 30 : Xavier Bourdenet (IUFM de Paris) : « De Phèdre à Gina : pour une lecture racinienne de La Chartreuse de Parme »
    Le théâtre… ou l’opéra
    10 h 30 : Béatrice Didier (École Normale Supérieure) : « L’esthétique du livret d’opéra comique et d’opéra bouffe chez Stendhal »

    11 h : Suzel Esquier (Université Paris IV) : « De Racine et Shakespeare aux Notes d’un dilettante : principes d’une dramaturgie romantique »

    11 h 45 : Bilan : Agathe Novak-Lechevalier (Université Montpellier 3)