Monthly Archive for mai, 2006

Exposition des manuscrits stendhaliens proposés à la vente Pierre Berès

Exposition des manuscrits stendhaliens proposés à la vente Pierre Berès

 

Bibliothèque d’étude de Grenoble lundi 29 mai 2006 à 11h30

Exposition des manuscrits stendhaliens proposés à la vente Pierre Berès. 80 ans de passion. 4ème vente: Le Cabinet des Livres. Drouot-Richelieu. 19 heures (salles 5 et 6).

Monsieur Pierre Bergé accompagné de monsieur Jean-Baptiste de Proyart, expert, est venu présenter à Grenoble les cinq cahiers manuscrits du Journal de Stendhal (estimation 600 000/900 000 euros) ainsi que l’exemplaire Royer de La Chartreuse de Parme (estimation 400 000/700 000 euros) et l’exemplaire du même ouvrage annoté par Marcel Proust (estimation 6 000/10 000 euros) qui seront proposés à la vente le 20 juin 2006 à l’Hôtel Drouot.

Monsieur Michel Destot, maire de Grenoble, a annoncé à cette occasion la volonté de la ville de tout mettre en oeuvre pour que ces documents restent en France et viennent rejoindre l’ensemble des manuscrits de Stendhal conservés à la Bibliothèque d’étude où avait lieu cette exposition.

L’Année stendhalienne 2006. Stendhal en Allemagne

L’ANNÉE STENDHALIENNE 2006

Stendhal en Allemagne
N° 5, 1 vol., 384 p., broché, ISBN 2-7453-1394-0. 35 €
Christof Weiand, Avant-propos – Élisabeth Edl, « On n’en finirait plus avec Stendhal » ou Le Rouge et le Noir en allemand – Hanns Grössel, « Les anneaux sont pleins d’inattendu » : Discours en l’honneur d’Élisabeth Edl tenu à l’occasion de la remise de la Bague de Saint-Jérôme – Mechthild Albert, Des signes naturels suppléent au langage. Stendhal, De Gérando et la crise du langage – Wolfgang Drost, Des principes de la critique d’art du romancier Stendhal – Astrid Bauereisen, La critique de Winckelmann dans L’Histoire de la peinture en Italie – Ekkehart Krippendorff, La Chartreuse de Parme : « Le Prince » moderne tel que Machiavel l’écrirait aujourd’hui – Hans Mattauch, La mission parisienne de Stendhal (fin 1806 – début 1807) : objectifs et circonstances – Ulrich Mölk, Conception française du droit et erreur d’interprétation allemande : Julien Sorel devant la cour d’assises – Dagmar Pietz, Armance : roman exemplaire des idées politiques du Nouveau complot contre les industriels ? – Ingrid Galster, Lamiel à Radio Vichy. Une adaptation de Simone de Beauvoir – Udo Schöning, Stendhal entre réalité et réalisme ou le roman est un miroir impossible – Lydia Bauer, De l’enfer aux étoiles. L’idéal de l’amour inaccessible. La conception de l’amour dans La Chartreuse de Parme de Stendhal – Peter Ihring, Stendhal chroniqueur et l’ »effet de réel » : La Duchesse de Palliano – Thomas Stöber, Auto-graphie. La matérialité de l’écriture dans la Vie de Henry Brulard – Friedrich Wolfzettel, L’Autobiographie comme espace expérimental de la mémoire : La Vie de Henry Brulard – Franziska Meier, Le je et le nouveau vécu de l’histoire. À propos de La Vie de Henry Brulard – Kichiro Kajino, Armance, Métilde et le langage romanesque chez Stendhal –Jean-Jacques Hamm, L’effet Méduse : une lecture deStendhal – Marie Bourgeon, Stendhal au cinéma : des larmes dans Le Rouge et le Noir.

NOTES ET DOCUMENTS : (Jacques Houbert – Sarga Moussa).

EDITIONS HONORE CHAMPION
3, rue Corneille 75006 Paris – Tel: + 33 (0)1 46 34 07 29 – Fax: +33 (0)l 46 34 64 06 champion@honorechampion.comwww.honorechampion.com

Journée d’étude des 7 et 8 juin 2006 Rome, Naples et Florence

Journée d’étude des 7 et 8 juin 2006

Rome, Naples et
Florence

Rome, Naples et Florence, l’Italie en 1818, Rome, Naples et Florence
en 1826

Journée organisée par le Centre d’études
stendhaliennes et romantiques (Traverses 19 / 21) de l’Université
Stendhal avec la collaboration de l’Instituto italiano di cultura de
Grenoble, la Bibliothèque Municipale de Grenoble et le Musée Hébert de
La Tronche

Université Stendhal-Grenoble III1180, avenue Centrale – Domaine
universitaire de Saint-Martin-d’HèresBP 25 – 38040 Grenoble cedex 9 –
Tél.:04 76 82 43 00 – Fax :04 76 82 41 24

E-mail :
<mrcorredor@hotmail.com>

Mercredi 7 juin 2006

Salle Jacques Cartier Maison des Langues et des Cultures

13h30 Accueil des participants
14h00 Ouverture des travaux :
Michel
Lafon, vice-président du Conseil Scientifique de l’Université Stendhal
Claudia
Toffolo, directrice de l’Instituto italiano di cultura de Grenoble
Chantal
Massol, directrice de Traverses 19/21

Présidence, Daniella Gallo (Paris 4)

14h30 Martine Reid (Versailles, Saint-Quentin) « L’Italie ou la
comparaison »
15h00 Béatrice Didier (ENS, Paris) « L’Opéra »
dans Rome, Naples et Florence
15h30 Jean-Jacques Hamm
(Kingston, Canada) «L’allégresse»

Discussion

16h30 Pause

Presidence, Enza Biagini (Florence)

17h00 C W Thompson (Université de Warwick, GB) «les anecdotes dans les
deux Rome, Naples et Florence »
17h30 Philippe Antoine
(Amiens ) « Une esquisse que la nature a dictée »

Discussion

19h00 Visite de l’exposition Promenades italiennes au Musée Hébert (La
Tronche)

Soirée au Musée Hébert

Jeudi 8 juin 2006

Salle Jacques Cartier de la Maison des Langues et des Cultures

Présidence, Gérard Luciani (Grenoble 3)

9h00 Pierre Laforgue (Besançon) «Romantisme et Romanticisme»
9h30
Enza Biagini (Florence) « La réception italienne » (avec des documents
du Cabinet Vieusseux)

Discussion

10h30 Pause

Présidence, Béatrice Didier (ENS, Paris )

11h00 Jean Jacques Labia (Paris 10, Nanterre) « Sur l’exemplaire Filippi
»
11h30 Marie Rose Corredor, directrice du CESR (Grenoble 3) «
en guise de clôture : quelques remarques sur l’exemplaire Bucci »

Discussion

Pause déjeuner

15h00 Visite de l’exposition La Révolte et les rêves
à la Bibliothèque municipale de Grenoble

16h00 Présentation de quelques fragments de Rome, Naples et
Florence
à la Bibliothèque municipale par Gérald Rannaud et Cécile
Meynard (équipe «manuscrits» de l’Université Stendhal)

Une manifestation italienne sera organisée , à l’automne 2006, par le
Centro Romantico du Cabinet Vieusseux à Florence (avec la collaboration
de l’Institut culturel français de Florence).

Vente Berès de manuscrits stendhaliens

Vente Berès de manuscrits stendhaliens

Stendhal à Drouot

Le 20 juin, salle Drouot, au cours de la vente du « cabinet » de livres de Pierre Berès, seront mis aux enchères cinq « cahiers » autographes du Journal de Stendhal et l’exemplaire interfolié de La Chartreuse de Parme, dit « exemplaire Royer » où Stendhal esquissa la réécriture de son roman selon les avis de Balzac. Ce jour-là se dispersera un des plus extraordinaires ensembles de livres et de manuscrits précieux qui soient encore en mains privées. Le grand libraire Pierre Berès s’est résolu à se séparer de sa collection personnelle, que naguère encore il entendait conserver jusqu’à son dernier souffle. Or, c’est bien de « conserver » qu’il s’agit. Entre les mains de ce grand libraire ce véritable trésor patrimonial national, réuni au cours d’une longue vie, restait à l’abri de la dispersion, de l’éparpillement à travers le monde.

Cette vente, programmée plus tôt que ne le laissait prévoir naguère l’exposition, partielle, de Chantilly représente pour le monde de la bibliophilie française, collectionneurs privés mais surtout responsables du Patrimoine, de la Direction du livre, collectivités locales concernées, un redoutable défi : éviter le déménagement du patrimoine à partir de la vente d’objets hautement symboliques et d’une valeur incomparable.

Pour nous, lecteurs et admirateurs de Stendhal, elle nous place devant le choix crucial entre un renoncement insupportable ou l’acquiescement à une obligation morale demandant des moyens astronomiques : sauvegarder notre patrimoine littéraire en obtenant l’entrée de l’exemplaire Royer à la Bibliothèque Nationale et en rendant ces cinq cahiers, qui en furent disjoints jadis dans des circonstances mal établies, au fonds des manuscrits de Stendhal de la Bibliothèque municipale de Grenoble..

Si l’exemplaire Royer, selon les usages établis entre la BN et Grenoble, devrait faire l’objet d’une préemption par la BNF, il n’en va pas de même des cahiers. Ceux-ci ne constituent pas en effet à eux seuls ce « splendide Journal, l’un des derniers grands manuscrits littéraires français en mains privées » qu’on annonce, pas plus qu’ils ne constitueraient un « ensemble structuré ». Ces 335 feuillets, qui s’échelonnent de 1806 à 1814, ne sont que des fragments du Journal autographe de Stendhal, éparpillé parmi les 16000 feuillets du seul « ensemble structuré » qui puisse être reconnu comme tel, le Recueil factice de ses papiers, avec ses trente volumes des cotes R 5896 et R 302 de la Réserve, légués à Grenoble en 1861 par la veuve de L. Crozet, ami de Stendhal et maire de Grenoble, en même temps que les grands manuscrits autographes de la Vie de Henry Brulard, Lucien Leuwen, Vie de Napoléon, Souvenirs d’égotisme, Lamiel… La procédure en usage en matière de préemption demande donc que la ville de Grenoble, conservatrice du fonds, s’en porte acquéreur, avec l’aide du département et de la région, pour obtenir l’intervention décisive de l’état.

Grenoble et les Grenoblois, malgré le prétendu contentieux avec leur « concitoyen » n’ont cessé depuis l’autre siècle d’entretenir et d’enrichir ce dépôt, continûment et systématiquement, sur les deniers de la ville et quelquefois sans aide aucune. Ainsi le « Fonds Crozet » s’est-il enrichi, et récemment encore, de plusieurs milliers de feuillets, sans parler d’exemplaires annotés de sa main de ses propres œuvres ou d’auteurs divers.

Ils ne peuvent donc pas, aujourd’hui, ne pas se sentir sommés de poursuivre cette tâche en réintégrant ces cahiers à leur fonds d’origine. Cela rendrait au Journal son intégrité et en autoriserait une édition définitive, le texte de ces cahiers n’étant encore connu que par une recension aujourd’hui fort ancienne et sujette à caution. Grenoble et les stendhaliens ont à prendre leur part à cette mission d’intérêt général.

Mais si la ville et ses partenaires se résolvaient à la charge financière que cette mission implique, l’actuelle envolée des prix du marché, maintenant spéculatif, des manuscrits littéraires place ces cinq cahiers hors de toute portée. Un investissement de l’ordre de 700 à 900 mille euros (fourchette de l’expertise actuelle, hors frais de vente) est d’une hauteur exorbitante au regard des possibilités d’une ville, d’un département, d’une région même dont la nouvelle répartition des charges entre l’Etat et les collectivités locales a sensiblement réduit les marges de manœuvre. Faire appel au « mécénat » privé ? En si peu de temps ? La situation fait craindre, hélas !, une mutilation définitive du Journal par la fuite de ces cahiers hors de nos frontières ou, pire, par leur revente « à la découpe » par quelque antiquaire indélicat.

Grenoble qui depuis plusieurs mois — la coïncidence est rude —, entreprenait une réhabilitation coûteuse du patrimoine stendhalien, voit s’ajouter cette charge ; le département et la région ne peuvent se substituer à elle. Seule une mobilisation de toutes les énergies, de tous les services, de tous les partenaires privés, institutionnels, individuels, collectifs, économiques… pourrait permettre qu’à l’occasion de cette vente ne recommence pas pour notre patrimoine littéraire ce qui se produisit après 1860 pour la peinture française.

Pour notre part nous appelons à agir pour assurer la « conservation » à tous les sens du terme du patrimoine stendhalien, des manuscrits d’un écrivain, mieux même, d’un penseur de notre modernité qui reste une référence de Londres à Melbourne, de Moscou à Houston ou Rio. On a pu trouver, malgré un prix astronomique, les moyens de retenir en France, à la Bibliothèque Nationale, le manuscrit du Voyage au bout de la nuit. Acquérir un document de la valeur de l’exemplaire Royer et restaurer l’intégrité du Journal autographe de Stendhal méritent bien la même détermination.

Nous demandons d’abord le classement de ces deux ensembles comme trésors du patrimoine national,

nous demandons de rechercher comment réunir en temps utile les moyens de leur préemption.

Première signatures Michel Crouzet, Béatrice Didier, Gérald Rannaud, Philippe Berthier, Mona Ozouf, Jean Lacouture, Paul Hamon…

On peut consulter la liste des premières signatures à l’adresse: http://www.association-stendhal.com/signatures.htm

Les soutiens et signatures peuvent être envoyés à

Association Stendhal

La Bouquinerie

9 Bd Agutte-Sembat

38000 Grenoble

ou par e-mail : contact@association-stendhal.com

La pensée du paradoxe.Hommage à Michel Crouzet

 

 

Fabienne Bercegol et Didier Philippot (dir)

La pensée du paradoxe

Approches du romantisme

Hommage à Michel Crouzet

L’hommage que nous rendons ici à Michel Crouzet est aussi fidèle que
possible à une pensée qui s’est toujours voulue en mouvement. L’esptit
du jeu y règne et suit la courbe même d’une oeuvre qui n’a cessé
d’interroger la proximité du romantisme et du paradoxe.
Amis,
collègues et élèves, spécialistes de tous les siècles explorent les
affinités entre la littérature et le jeu: la pensée paradoxale de la
littérature est une véritable pensée du paradoxe. Les quarante-cinq
études réunies dans ce volume ont été conçues à partir d ‘une commune
orientation : elles conduisent toutes du domaine romantique vers la
dialectique du jeu et du sérieux, et parcourent le versant de l’esprit
(réel et jeu, écritures ludiques, jeu et conventions) et celui,
apparemment opposé, du sublime (esthétique et érotique),
dont Michel Crouzet a montré qu’il était la voie romantique par
excellence.

Format :14,5 x 21 cm

ISSN :1269-7621

ISBN : 2-84050-454-5

Prix public 32€

Prix de souscription :25 € (jusqu’au 1″ juin 2006)

Mémoire de la critique

La Sorbonne,
éditeur-imprimeur depuis 1470

Pour plus d’informations consulter le document
suivant
(format pdf)