Monthly Archive for mars, 2006

Séminaire Stendhal

Séminaire Stendhal

Le séminaire Stendhal du samedi 25 mars est maintenu.

Mais, étant donné la fermeture de Paris III, il aura lieu : à l’ENS d’Ulm dans le bureau 18 (1er étage, escalier A) à 10 h 30.

Xavier Bourdenet

Vente Berès : Chefs-d’oeuvre en péril

VENTE BERES : CHEFS-D’OEUVRE EN PERIL

«Ne vous demandez pas ce que l’Amérique peut faire pour vous; demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l’Amérique. » John Fitzgerald Kennedy.

Décembre 2003. Une bombe éclate dans le monde feutré des bibliophiles et des érudits: Pierre Berès, l’un des plus grands et des plus anciens libraires du monde, réputé pour garder jalousement les trésors en sa possession et même à n’en pas révéler l’existence, lève le voile sur 70 parmi les plus belles pièces de sa collection personnelle et accepte de les exposer à la Bibliothèque de Chantilly. Mieux: il consent à ce que des spécialistes agréés par la conservatrice puissent sortir des vitrines et consulter, en dehors des jours d’ouverture, les pièces exposées. C’est ainsi que réapparaissent deux pièces capitales dont on avait complètement perdu la trace: six cahiers autographes du Journal de Stendhal et l’exemplaire dit Royer, abondamment annoté, voire presque récrit en entier pour la première partie, de La Chartreuse de Parme.

Mars 2006. Alors qu’entre temps Berès, aujourd’hui âgé de 93 ans, a décidé de fermer boutique et de liquider le stock de sa librairie de l’avenue de Friedland, des problèmes de succession le conduisent à se séparer de sa collection personnelle. La vente est fixée au 20 juin à l’Hôtel Drouot. Des expositions de prestige sont programmées au Grolier Club de New York et à la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent à Paris. Un catalogue documenté et luxueusement illustré est en préparation. C’est dire que tout est fait pour que les enchères atteignent des sommets et que grand est le risque que les deux pièces qui nous intéressent, we happy few, partent à l’étranger. Il faut savoir, par exemple, que la Pierpont Morgan Library de New York possède déjà l’exemplaire Chaper de la Chartreuse et se dit intéressée par le Royer. Quant aux cahiers du Journal, plusieurs fondations et institutions américaines peuvent facilement, grâce aux moyens financiers dont elles disposent, en envisager l’acquisition. A ce jour, les estimations données par l’expert de la vente se situent à:

•de 500 à 700.000 € pour La Chartreuse
•de 700 à 900.000 € pour le Journal.

Or, il se trouve que la collection Berès ne comprend pas que du Stendhal mais bien d’autres pièces d’auteurs d’importance comparable et de valeur pécuniaire analogue. Aussi la concurrence s’annonce-t-elle rude. Rien que la BnF pourrait se montrer intéressée par une quinzaine de pièces. Il faut donc concentrer nos efforts sur le principal.

Le principal est le Journal. Pourquoi? Parce que la Chartreuse Royer, quel qu’en soit l’intérêt, est bien connu des stendhaliens. Louis Royer, chartiste de formation, conservateur en chef de la Bibliothèque de Grenoble dans l’entre-deux guerres, avait pris soin de relever minutieusement les moindres annotations et d’en publier les plus importantes dès 1935 ; celles qu’il n’avait pas jugé utile de publier l’ont été par Victor Del Litto en 1966. Aujourd’hui l’établissement d’une édition critique de la Chartreuse est donc parfaitement envisageable sans avoir à tenir en main l’original de l’exemplaire en vente, puisque nous avons la transcription Royer conservée à Grenoble.

Pour le Journal , les choses sont tout à fait différentes. Depuis la publication, dans les années 1920-1930, de l’édition Debraye-Royer dans la grande collection Champion, ni Henri Martineau ni Victor Del Litto, ni aucun autre chercheur, n’a eu accès au manuscrit autographe des cahiers en vente. Or, on sait que l’édition Champion est loin d’être toujours impeccable, et même complète. En outre, ce sont les seuls morceaux du Journal de Stendhal qui manquent à la Bibliothèque de Grenoble. L’intérêt de ces pages réside dans le fait qu’elles touchent à des périodes cruciales de la vie professionnelle et sentimentale de Stendhal (séjour à Marseille en 1805, partie du journal de Brunswick, nomination au Conseil d’Etat, récit de la fameuse bataille among the amiable seats (sic) of Montmorency vallée », rupture avec Angela Pietragrua, etc).

Les stendhaliens que nous sommes doivent tout mettre en oeuvre pour qu’au moins ce manuscrit ne sorte pas de France, et dans le meilleur des cas puisse être préempté par l’Etat pour la Bibliothèque de Grenoble. Pour ce faire, il faut que le Ministère de la Culture le déclare «trésor national », de ce fait non exportable. Deux conséquences: (1) le prix s’en ressent, les enchérisseurs étrangers renonçant à acheter; (2) le manuscrit reste en France et l’Etat dispose de deux ans pour l’acheter. Mais idéalement, il faudrait pouvoir obtenir les crédits nécessaires pour acheter immédiatement (une part — le cinquième environ — de la Ville de Grenoble, une part de la Région Rhone-Alpes, le reste du Fonds du patrimoine). Battons le rappel auprès de nos élus, auprès de nos relations. L’été dernier, la France, pour une fois unie, s’est mobilisée pour conserver Danone dans le giron de l’hexagone (si tant est que l’hexagone ait un giron). STENDHAL VAUT BIEN DES YAOURTS. Amis, levons-nous tous, non pas pour Danette, mais pour les cahiers du Journal.

Jacques Houbert

Vente manuscrits provenant de la collection Pierre Bérès

Vente manuscrits provenant de la collection Pierre Bérès

La Revue, le Magazine de Pierre Bergé et associés (disponible à l’adresse: http://www.pba-auctions.com/catalogue.html) annonce la mise en vente d’importants livres et manuscrits provenant de la collection Pierre Bérès.

Vente mardi 20 juin 2006, Drouot-Richelieu Salle 5 et 6

Stendhal. Journal Manuscrit autographe Est. 600 000 / 800 000 euros

Stendhal. La Chartreuse de Parme 1840. Épreuves corrigées par Stendhal de la deuxième édition Est. 400 000 / 600 000 euros

Une présentation en avant-première des livres et manuscrits aura lieu les 26, 27 et 28 avril, de 11 à 18 heures, à la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, 5 Avenue Marceau, Paris 16°

Stendhal. La révolte et les rêves Éditions Glénat


Stendhal. La révolte et les rêves

144 pages, 24×32 cm, prix : 45€

Editions Glénat,
collection Découverte du patrimoine

Parution mars 2006. Disponible en librairie.

Richement illustré avec des documents issus en particulier des
collections de la Bibliothèquemunicipale
de Grenoble et du Musée Stendhal (manuscrits, éditions originales,
gravures, dessins, tableaux…), cet ouvrage permet de
découvrir la vie et l’oeuvre d’un écrivain, auteur de quelques-unes
des plus grandes pages de la littérature française.

Coordonnée par Marie-Françoise Bois-Delatte, conservateur en chef à la
Bibliothèque municipale de Grenoble, bénéficiant du conseil
scientifique de Gérald Rannaud, cette publication réunit les
contributions d’éminents spécialistes :

Yves Ansel, Philippe Berthier, René Bourgeois, Renée Dénier,
Jean-Jacques Labia, Catherine

Mariette-Clot, Cécile Meynard, Gérald Rannaud, Jean Serroy, Hélène
Spengler.

Une déambulation littéraire napoléono-stendhalienne dans les rues de Grenoble

Une déambulation littéraire napoléono-stendhalienne dans les rues de Grenoble

que d’autres (l’Office du Tourisme) appelleront « Lecture – promenade : Stendhal, Grenoble et Napoléon »

Évocation du passage à Grenoble de Napoléon retour de l’île d’Elbe à travers les remarquables écrits de Stendhal et les lieux qu’il a fréquentés

Organisée par l’Office du Tourisme de Grenoble avec la participation de l’Association Stendhal .
Réservations et départ à l’Office du Tourisme 04 76 42 41 41
Départ 10 h 00 Durée 2 heures Tarif : euros 7,50 ou 5,50

Nous accompagneront dans notre déambulation :
Monsieur de TAILLANDIER expert dans l’Histoire du Patrimoine Grenoblois
Gérald RANNAUD, président de l’Association STENDHAL éminent stendhalologue, expert international en Stendhalologie
Votre serviteur s’efforcera avec son ami brio et sa copine modestie de vous faire adorer les textes stendhaliens .

SAMEDI 25 MARS 2006 OFFICE DU TOURISME A 10 HEURES PROMENADE-LECTURE STENDHAL, GRENOBLE ET NAPOLEON

Le 15 mars 1815, l’exilé de l’île d’Elbe retrouvait à Grenoble, pour cent jours, sa couronne d’Empereur des Français. Le grenoblois Stendhal ne pouvait ignorer cet événement mythique. Redécouvrons par la voix de Maurice Rubin, presque jour pour jour cent quatre-vingt dix ans plus tard et sur les lieux des faits, les pages où il raconte ces journées mémorables.

Nous n’avons pas pu vous offrir les clés de la ville, en voici les portes.

Maurice RUBIN

STENDHAL, LES ROMANTIQUES ET LE TOURNANT DE 1830

STENDHAL, LES ROMANTIQUES ET LE TOURNANT DE 1830
Colloque international organisé les 10 et 11 mars 2006
par Stendhal aujourd’hui, Société internationale d’études stendhaliennes,
et HB, Revue internationale d’études stendhaliennes

Musée d’Art et d’Histoire de Saint-Denis, Université de Paris-Sorbonne

Vendredi 10 mars , Musée d’Art et d’Histoire, 22 bis, rue G. Péri 93200 Saint-Denis (Métro : Saint-Denis-Porte-de-Paris)
9h15 Pierrette Pavet-Jörg (Paris)
Les comédiens et les romantiques vers 1830

9h45 Sigbrit Swahn (Université d’Uppsala)
Le regain de la nouvelle. L’artiste dans les premières Scènes de la vie privée de Balzac
10h15 Discussion et pause

10h45 Françoise Guinoiseau (IUFM Lyon)
Incandescence de Charles Fourier. Fourier es-tu toujours là ?

11h15 Marie de Gandt (Université de Nice)
«L’école du désenchantement »
11h45 Discussion et déjeuner

14h15 Suzel Esquier (CRRR, Université de Clermont-Ferrand)
De Hoffmann à Berlioz, le fantastique dans la nouvelle

14h45 Kajsa Andersson (Université d’Örebro)
Marceline Desbordes-Valmore
15h15 Discussion et pause

15h45 Pierrette-Marie Neaud (Paris)
Daumier et ses lithographies de jeunesse

16h15 Pierre Laforgue (Université de Franche-Comté)
Romantisme et antiromantisme de Balzac (1830-1831)

Samedi 11 mars, Université de Paris-Sorbonne, Paris IV, Salle des Actes (Entrée : cour de la Sorbonne, galerie Gerson)
9h15 Max Andréoli (Grasse)
1830, parachèvement de 93 ?

9h45 Barbara Dimopoulou (Université de Paris III)
Histoire du roi de Bohême et de ses sept châteaux : une curiosité romantique
10h15 Discussion et pause

10h45 Nicolas Boussard (Tours)
Le peuple de France et le peuple de Rome en 1830 selon Stendhal

11h15 Marthe Peyroux (Paris)
Eugène Scribe, librettiste et dramaturge : La Muette de Portici
11h45 Discussion et déjeuner

Samedi 11 mars, Université de Paris-Sorbonne, Paris IV, Salle des Actes (Entrée : cour d’honneur, galerie Gerson)



14h15 Cécile Meynard (Université de Grenoble III)
1830 : « Une révolution sans héros ». La constitution du peuple comme acteur collectif
dans la littérature après 1830. L’exemple de Victor Hugo en 1830.

14h45 Elisabeth Scheele (Paris)
Prémices et échos de Juillet chez Heine, Börne et Stendhal
15h15 Discussion et pause

15h45 Joseph-Marc Bailbé (Université de Haute-Normandie, Caen)
Emmeline (1837) d’Alfred de Musset : un aspect original de la nouvelle romantique

16h15 Michel Crouzet (Université de Paris IV)
La laideur dans Le Rouge et le noir