Monthly Archive for décembre, 2005

Stendhal et le style

Stendhal et le style

Philippe BERTHIER et Eric BORDAS (éds.)

Toute sa vie, Stendhal ne cessa de réfléchir à la délicate notion de « style », « Le style doit être comme un vernis transparent : il ne doit pas altérer les couleurs ou les faits et pensées sur lesquels il est placé ». Ce volume, qui propose les Actes d¹un colloque tenu en Sorbonne en mars 2004, a choisi de présenter à la fois des études sur le style de Stendhal écrivain et des études sur les théories beylistes sur le style ­ il est, en cela, une première : la critique stendhalienne, si riche, n¹ayant encore jamais abordé le sujet de façon systématique.

Parution 2005

ISBN 2-87854-321-1

2005 – 16 x 24 – 286 pages

Prix 23 €

Presses Sorbonne Nouvelle

Séminaire de l’équipe « Techniques et pratiques de l’Ecrit »

« ITEM CNRS- Séminaire de l’équipe « Techniques et pratiques de l’Ecrit » (TPE)

« ITEM CNRS- Séminaire de l’équipe « Techniques et pratiques de l’Ecrit » (TPE)
Prochaines séances
Vendredi 14 h- 16 h (Atelier 1 : Codicologie) et 14 h 30-16 h 30 (Atelier 2 : e-Muse),
ITEM-CNRS, 4 rue Lhomond salle de documentation :

 

– 27 janvier (attention changement d’horaire pour l’atelier 2)
– à 14 h : Atelier 1 (Claire Bustarret Claire.Bustarret@ens.fr ) : Codicologie XVIIIe-XIX e s. et exercices pratiques de description à l’aide des fichiers de la BDD MUSE.
– à 14 h 30 : Atelier 2 (Serge Linkès serge.linkes@univ-lr.fr) : Préparation du Système d’information de MUSE (le tout est abordé du point de vue génétique/littéraire et non du point de vue informatique) Brève initiation aux SI appliqués à l’analyse des manuscrits=> cas simple du fichier « conservation »
Réflexion sur le SI global de MUSE
Proposition de répartition des tâches (à discuter par la suite)
Présentation des logiciels permettant de réaliser la nouvelle version de MUSE (avantages/inconvénients) – si le temps le permet.

– 3 mars : Intervention de Stefania Tesser sur le corpus des Considérations sur la Révolution de Madame de Staël : description et problèmes rencontrés, suivie d’une discussion concernant les questions codicologiques et génétiques/éditoriales posées.

– 24 mars : Point sur les dossiers de candidature (dossier de financement ANR et/ou CNRS).
Thème proposé pour la séance de travail : les questions de terminologie »

Stendhal, les romantiques et le tournant de 1830

Stendhal, les romantiques et le tournant de 1830

Colloque international organisé par Stendhal aujourd’hui, Société internationale d’études stendhaliennes, et HB Revue internationale d’études stendhaliennes, 10 et 11 mars 2006, Musée d’art et d’histoire de Saint-Denis, et Université de Paris-Sorbonne.

1830 : cette date n’est pas n’importe quelle date, c’est une année qui fait date ; il s’agirait de l’étudier comme un tournant, qui ferait correspondre la Révolution politique et la Révolution littéraire, et qui reflèterait plus largement une crise sociale et la mise en question peut-être radicale de l’ordre du symbolique. En 1830, commence un deuxième « mal du siècle » qui rassemble la jeunesse révoltée – celle des « bousingots » notamment, auxquels il faudrait faire un sort, en songeant aux Jeunes-France –, dans une école informelle mais réelle, dont Balzac avait énuméré les membres (Janin, Nodier, Borel, Musset, Gautier, etc.). Qu’en est-il exactement du rapport entre cette crise politique et sociale et la littérature qui semble bien se renouveler à son contact, dans un mouvement à la fois ironique, parodique et régénérateur, à la fois désenchantant et « réenchantant »? C’est à cette réflexion que nous souhaiterions vous convier, en faisant appel au croisement de toutes les spécialités (littérature, philosophie, histoire, histoire de l’art), et en prenant appui sur l’œuvre de Stendhal qui, au milieu de sa carrière littéraire, écrit un roman exemplaire de la crise, Le Rouge et le Noir (la société née de 1830 est aussi son problème), – mais pour envisager plus largement ce qu’on pourrait appeler une littérature de la crise, dont La Peau de chagrin, autre « Rouge et le noir », serait l’un des grands textes représentatifs. Il s’agirait de comprendre, avec Stendhal, à partir de lui, mais aussi au-delà de lui, le romantisme 1830, en le saisissant en amont (1827, date de parution d’ Armance) et dans l’onde de choc de la Révolution (jusqu’en 1835 environ), et tel qu’il suscite un renouvellement des thèmes et des formes, sans exclusive aucune, ni de genre (poésie, théâtre, roman, nouvelle), ni de méthode, ni de perspective. En voici quelques-unes, simples suggestions d’études :
– Le regain de la nouvelle : Il pourrait être fait ainsi une place importante au renouveau de la nouvelle, du récit bref autour de 1830, favorisé qu’il fut par l’extraordinaire appel d’air de la Revue de Paris. On trouvera des livres sur la nouvelle, mais il n’est guère de réflexion synthétique sur la nouvelle romantique, sur cet essor du récit bref qui puise notamment sa source dans la redécouverte des récits tragiques ; ce serait l’occasion de la mener à bien, en considérant la convergence d’une thématique renouvelée et d’une poétique de l’ellipse et de la fulgurance.
Le récit excentrique : L’analyse formelle du récit excentrique a déjà été tentée par le livre classique de D. Sangsue. Mais peut-être serait-il fécond de relier la floraison éphémère de cette littérature hybride, ironique et parodique d’elle-même, sombre et joyeuse (Janin et L’Âne mort , Balzac et La Physiologie du mariage, Nodier, Gautier, Hugo, Vigny et Stello ), de rattacher le surgissement d’un tel chaos narratif, qui brise le roman historique, charpenté, à la Walter Scott, à la crise globale d’une société vouée à la raillerie et dominée, selon Balzac, par la puissance dissolvante de la personnalité, de l’atome égoïste. Au nihilisme de la société répondrait un nihilisme de la littérature, la montée du roman vers la démesure et sa dissolution dans la monstruosité.
Le frénétique : La même interrogation pourrait porter sur la violence anarchique et parodique de la littérature frénétique, autre flambée éphémère que Nodier avait d’abord identifiée à Hans d’Islande pour la condamner, quitte à s’y rallier ensuite, en distinguant dans cette littérature la seule possible, celle d’une société moribonde.
L’école du désenchantemen t : On voit donc qu’il s’agirait aussi de reprendre le débat que Balzac avait ouvert, et de tenter de définir plus largement la position de ce deuxième romantisme, celui de 1830, par rapport au premier, dont il n’est pas même séparé d’une génération, en évitant peut-être de l’enfermer dans une perspective univoque qui consisterait à réunir dans un schisme scandaleux les écrivains de l’anti-progrès. Désenchantement et enchantement seraient peut-être à considérer plutôt dans un rapport dialectique, selon un jeu de tensions proprement ironiques qui traverse tout le romantisme.

[Contact : Michel Arrous, michelarrous@club-internet.fr]

Correctif Séminaire Stendhal

Correctif Séminaire Stendhal

Le séminaire Stendhal du samedi 10 décembre aura lieu non pas à l’ENS d’Ulm, comme indiqué dans le précédent message, mais à l’Université de Paris III – Sorbonne Nouvelle à 10 h 30 en salle 218 A.

Au programme :

1. Lucy Garnier : Présentation du site web

2. François Vanoosthuyse : Les enjeux de la question du genre en contexte stendhalien (synthèse des travaux de l’année 2004-2005)

3. Marie de Gandt : « Les Promenades dans Rome : le temps court-circuité  »

Xavier Bourdenet François Vanoosthuyse

Séminaire de l’équipe « Techniques et pratiques de l’Ecrit »

ITEM – Séminaire de l’équipe « Techniques et pratiques de l’Ecrit » (TPE)

ITEM – Séminaire de l’équipe « Techniques et pratiques de l’Ecrit » (TPE)

Prochaine séance du séminaire, le vendredi 9 décembre à 14 h.

au 4, rue Lhomond, 75005, 1er étage à dr., salle de Documentation.

Deux ateliers en parallèle seront proposés, au choix :

Claire Bustarret : Initiation à la codicologie moderne

-1) Histoire du papier et description matérielle des corpus du XVIIIe siècle (notamment Diderot, Montesquieu, Condorcet)

Serge Linkès : Etude de la partie « Analyse génétique » de la base de données MUSE.

Séances ultérieures en prévision :

27 janvier 2006 : Initiation à la codicologie 2) consacrée au XIXe siècle.

Nous aborderons le XXe siècle soit le 3 soit le 24 mars.

Suite du travail de réflexion sur la base de données MUSE.

Présentation de corpus étudiés par les participants (dates à préciser).

Séance de travail sur la terminologie (en codicologie moderne et en critique génétique). Visite de lieux de conservation pour consulter des manuscrits originaux.

Séminaire Stendhal

Le Séminaire Stendhal, consacré cette année aux Promenades dans Rome, tiendra sa première séance le samedi 10 décembre prochain, à 10 h 30, à l’ENS (45, rue d’Ulm 75005 Paris).
La salle vous sera communiquée le jour-même à l’accueil de l’ENS.

La séance sera organisée en trois moments :

1. Lucy Garnier : Présentation du site web du « Séminaire Stendhal »
2. François Vanoosthuyse : « Les enjeux de la question du genre en contexte stendhalien » (synthèse et bilan des travaux du séminaire de l’an dernier)
3. Marie de Gandt: « Les Promenades dans Rome : le temps court-circuité »

Les séances suivantes auront lieu les samedis : – 28 janvier – 25 février – 25 mars – 29 avril – 20 mai – 10 juin

Xavier Bourdenet
François Vanoosthuyse

Le bonheur de la littérature

Le Bonheur de la littérature.

Variations critiques pour Béatrice Didier.

Neef, J. et Montalbetti, C.

Paris, PUF.

2-13-052303-X / Ean 13 : 9782130523031

Cher Stendhal et Sartre, Stendhal et la Morale de Paul Desalmand

La deuxième édition – revue et corrigée – du
Cher Stendhal
. Un pari sur la gloire de Paul Desalmand est
maintenant vendue sous la bannière des éditions Bérénice (distributeur :
Collectif des Éditeurs Indépendants, 3 rue de Plaisance, 75014 Paris).

Le livre tiré de la conférence donnée pour l
’Association des Amis de Stendha
l est disponible en poche sous
le titre Sartre, Stendhal et la morale (chez Pocket, dans la
collection Agora).